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Un peu d'histoire


De Saint-Cyr à l'association l'ESSOR...

1633: Une communauté de bénédictines, les Calvairiennes de Saint-Cyr, investit et restaure un monastère construit par des bénédictins au 11ème siècle avec l’aide de familles rennaises. Elles sont ensuite exilées pour jansénisme puis chassées par la Révolution.

1789: Les bâtiments de Saint-Cyr deviennent propriété de la Ville après la dispersion des bénédictines.

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1808:  La Ville renonce au domaine et un décret impérial de Napoléon Ier en fait don aux religieuses de Notre-Dame de la Charité. La congrégation y héberge et accompagne des jeunes filles en grande difficulté et en situation d'exclusion. Les jeunes filles recueillies y arrivent d’abord par adhésion volontaire, puis par décision de justice. L'institution répond bientôt à un troisième type de placement : ceux imposés par les familles elles-mêmes. Destinée à ramener aux bonnes mœurs les filles qui se sont mal conduites, Saint-Cyr accueille jusqu’à la fin du 19e siècle, des jeunes de plus de 15 ans pour des séjours de dix jours à un an.

1945: Suite à l’ordonnance de 1945, L’État attribue un prix de journée à l'institution et exige en retour plus de contrôle. Les jeunes filles sont majoritairement placées par le juge des enfants dans le cadre de la protection de l’enfance.

1961: Deux services d’accompagnement éducatif à l’extérieur de l’Institution sont créés.

1965: A la suite du concile Vatican 2, les congrégations sont encouragées à s’adapter aux changements de l'époque et les religieuses peuvent se former et modifier leurs pratiques éducatives. Saint-Cyr est un des premiers centres de rééducation à proposer des études secondaires et techniques à ses pensionnaires, à prévoir un terrain de sport.

Bientôt la diminution des vocations et le vieillissement des religieuses obligent la congrégation à embaucher du personnel laïc.

1970: Les premiers éducateurs hommes sont intégrés.

1973: Ouverture d'un foyer maternel pour femme avec enfant.

1970-1975: Durant cette période, de nombreux établissements religieux ferment à la suite de la baisse des vocations et du vieillissement du personnel religieux. En 1973, alors que les personnels laïc et religieux sont à peu près en nombre égal, une nouvelle équipe de direction élabore les statuts d’une association relevant de la Loi de 1901 qui poursuivrait l’œuvre entreprise par la Congrégation.
L’institution se scinde en deux établissements ; le chef de service du foyer de semi-liberté devient directeur d’un établissement qui prend le nom de Mistral et le sous-directeur devient directeur de l’Institution Saint-Cyr qui deviendra Ker-Huel après la création de l’association ESSOR en 1975. La hiérarchie conventuelle fait place à une organisation par secteur et équipe de travail.
Parallèlement, des personnes sont pressenties au gré des relations et des engagements divers et l’Association ESSOR voit le jour le 23 février 1975.

Au 1er janvier 1976, l'association ESSOR est habilitée à gérer les deux établissements issus de Saint-Cyr, le centre Ker-Huel et le foyer Mistral et ces deux établissement perdureront jusqu’en 2012.
Durant ces quelques 35 années, les établissements de l'ESSOR et les services qui les constituent n'ont eu de cesse de s'adapter et d'inover pour répondre au mieux aux besoins des jeunes et de leurs familles. On notera parmi les évolutions les plus marquantes: l'ouverture des internats à la mixité dans les années 1990, la préoccupation affirmée de favoriser l'apprentissage de l'autonomie en associant hébergements collectifs et appartements individuels de proximité. La place renforcée donnée à la relation avec les familles se traduira, au début des années 2000, par la création, entre autres, du Service d'Accompagnement en Famille comme alternative au placement en internat.

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2012: Les pôles Mistral et Ker-Huel disparaissent au profit des pôles Internats, Parentalité Formation et Hébergements Tremplins, afin d'offrir une plus grande lisibilité de ses dispositifs à l’ensemble de ses partenaires, plus de cohérence et de pertinence dans ses réponses aux besoins des jeunes et de leurs familles.

Cette nouvelle organisation en trois pôles vise également à créer des collaborations plus fortes à l’interne et à l’externe pour une prise en charge éducative de qualité, en réponse aux besoins identifiés à la fois par les mandants et par les professionnels de l’association, à favoriser le développement de projets et la réactivité dans les missions qui lui sont confiées.

 

 

 Source: Article de Katell Bodin, www.placepublique-rennes.com